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JC était capable de grosses colères quand ses apôtres n’étaient pas sérieux, Satan se montre doux pour stimuler vos envies. JC Satàn n’est jamais sur le bon chemin, toujours chancelant sur l’arête, prêt à basculer de l’autre côté à la moindre occasion. On les a déjà vu à l’œuvre, on sait comment, l’air de rien, ils ont le pouvoir de rendre les gens fous. Ces agitateurs sortent leur quatrième album en cinq ans, et c’est toujours pas celui de la maturité. Celui là ne viendra jamais.
Trente secondes du bruit de l’ampli sous tension et deux minutes de fureur, voilà comment rentrer dans le sujet en soufflant tout ce qui vit aux alentours. Imaginez Feel Good Hit of the Summer des Queens of the Stone Age en plus intense et moins épais, Josh Homme sous hélium et Kim Deal des Breeders qui apporte sa voix placide. On arrête là les comparaisons. D’ailleurs JC Satàn sifflote alors que vous êtes déjà haletants, et il commence sa ballade ivre. Une belle ivresse qui invite à l’abandon, vous amène dans des montagnes russes émotionnelles, de bouffées euphoriques en retombées mélancoliques. C’est fatiguant les gens comme ça. Ils disent qu’ils vous aiment, en anglais, en italien, ils sont sincères et puis, dans un grand sourire, ils veulent vous tuer ce soir, et ils en sont capables.
Alors il y a bien quelques orchestrations de cordes et de cuivres graves qui vous attendent ça et là, notamment parce que Ingrid est triste. Ce disque est bien sorti chez Born Bad Records, le meilleur label indépendant français, ce qui fait que le groupe gagne encore en visibilité. Mais non, ce n’est toujours pas le disque de la maturité.

 

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