slipknot2014gcOn attendait leur retour depuis All hope is gone en 2008 mais ils avaient su nous faire patienter avec le live Iowa de 2011 et une compilation Antennas to Hell sortie en 2012. Les 9 masques de Desmoines sont enfin sortis des bas fonds de l’Iowa et nous présentent leur dernier album : 5 : The Gray Chapter.

Sorti fin octobre à travers le monde ce n’est rien de moins qu’un festival métal de 2 jours à leur gloire qui accompagna l’événement, le Knotfest. Qui a parlé d’un ego sur dimensionné ? Non, non, je n’y crois pas. Quand on cultive le mystère au point de se cacher derrière des masques, on ne peut pas parler d’égo, mais bien d ‘ambition (et un peu de marketing… un peu.). L’ambition de positionner Slipknot comme le plus grand groupe de métal actuel. Tu veux des preuves ? Essaye de trouver des places pour la 10ème édition du Hellfest où ils seront tête d’affiche en juin prochain. Et oui, tu ne peux pas parce que tous les pass 3 jours sont déjà partis. Alors permets moi de rire au nez à celui qui me dira que cette année il n’y a pas de véritable tête d’affiche au Hellfest – Slipknot, c’est pas du mou de veau.
C’est sur cette citation digne des plus grands auteurs du 19ème siècle, que je me propose de t’expliquer ce qui t’attend si tu as la bonne idée de te procurer 5 : The Gray Chapter. Album dédié à la mémoire de Paul Gray, bassiste du groupe décédé en 2010 et sur la tombe duquel les nouveaux membres doivent se recueillir pour faire parti de la bande.
Ce qui t’attend, c’est 14 morceaux subtilement orientés Nu Metal qui ont la lourde charge de te faire oublier l’approximatif All hope is gone. Un vent de nouveauté souffle déjà sur le papier quand tu sais que la ligne rythmique est entièrement revue. La basse est principalement tenue par Mick Thomson, Guitariste des Knots, aidé dans sa tache par Donnie Steele, anciennement bassiste sur quelques unes de leur tournées, la batterie étant tenue pas un mec qui porte un masque… et dont l’identité n’est pas formellement établie (mais moi je sais que c’est Jay Weinberg.)
L’album commence doucement par une ballade très lugubre à travers laquelle Corey Taylor nous invite à le suivre – suivons le. Les titres qui suivent, Sarcastrophe et AOV sont d’une puissance et d’une efficacité terrible. La personnalité multiple de Taylor nous bluffe, entre chants clairs et hurlements caverneux. Les compositions et l’atmosphère de cet album sont complexes mais extrêmement bien maîtrisées. La ballade inévitable Good bye, envoûte, le single Devil in I, présenté ici il n’y a pas très longtemps, fait déjà figure de classique. A l’écoute de Nomadic, tu sera surpris de découvrir les capacités Heavy Metal des Knots à travers quelques solos exécutés de main (de doigts) de maître par James Root et Mick Thomson.

Le sentiment principal après la première écoute est que cet album, sans révolutionner le genre, se place comme une des références actuelles du Metal. Après la seconde écoute, ce n’est plus un sentiment mais une certitude.

Percussion, double caisse, scratchs, rythmes infernaux, riffs et solos, la voix schizophrène de Taylor, voilà le renouveau des Knots. Moins exclusif, plus audible, plus accessible tout en restant une référence Metal. Le meilleur de ce qu’ils ont déjà fait mais avec la modernité et l’expérience en prime. Un seul défaut à cet album, plus tu l’écoutes et plus tu l’écoutes et ça c’est quand même la preuve qu’il n’y a rien à ajouter.

Pour assister au retour des masques, ce sera Le 29 janvier au Zénith de Paris – aujourd’hui il reste des places, mais demain ?

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David

Chroniqueur

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